Comment la citoyenneté peut-elle être transmise et enseignée à tous ?

La citoyenneté, la matrice sociétale

La citoyenneté, pourquoi et comment ?


La République française garantit à tout être humain des droits civils (mariage, sûreté, justice...), des droits sociaux (travail, grève, éducation, sécurité sociale…) et des libertés (pensée, opinion, expression, religion…). Elle impose le respect de devoirs et obligations morales, telles que la civilité (respect des biens et des personnes), le civisme (respect des lois et conscience de l’intérêt général) et la solidarité (attitude d’ouverture et d’assistance aux autres).

Sont reconnus comme citoyens les personnes de nationalité française, ayant atteint l’âge de la majorité et disposant de leurs droits civils et politiques. Ce statut de citoyen apporte des particularités, tels que des droits (le droit de vote, être candidat à une élection…) et des devoirs (concourir à la défense nationale ou participer aux jurys d’assises).
 

La citoyenneté, un enjeu démocratique et républicain   
 

Fondamentalement le citoyen participe aux décisions de la cité, devenant ainsi acteur d’un système institutionnel et d’un processus de décision politique. La citoyenneté est donc un concept éminemment politique qui anime notre modèle démocratique et républicain.

La conception française contemporaine de la citoyenneté a vocation à construire une communauté de citoyennes et citoyens qui font nation, en appliquant les principes de la démocratie représentative et en partageant les valeurs républicaines (liberté, égalité, fraternité, laïcité).
 

La citoyenneté, un enjeu sociétal
                             

La citoyenneté qualifie également les comportements sociaux. Elle vise à rappeler la notion d’intérêt général, à soutenir la responsabilisation, à dépasser les identités sociales, culturelles, cultuelles, à encourager la reconnaissance, la contribution et la participation des citoyens, à inciter la mobilisation et l’engagement des citoyens. En ce sens elle est un tremplin qui élève nos consciences pour passer de la préoccupation individuelle à la considération collective.

La citoyenneté joue un rôle particulier, elle remplit une fonction de liaison sans nier l’individu, elle est un espace de ralliement.
 

La citoyenneté, une notion vivante
                                                   

La citoyenneté apparait à Athènes au Vème siècle avant notre ère. Les citoyens (dont sont exclus les femmes, les esclaves et les étrangers) peuvent se réunir dans un lieu unique afin de débattre des grandes questions intéressant la cité. Ce n’est que 20 siècles plus tard, en 1795, qu’on établit en France un suffrage censitaire qui donne droit de vote aux seuls citoyens « actifs » (soit les hommes de 25 ans minimums, et dont le montant des impôts équivaut à trois journées de travail). Au XIXème siècle s’affirme la conception du citoyen : un individu libre et éclairé, capable de se forger une opinion. Une citoyenneté plus humaniste et inclusive apparait progressivement en accordant le 21 avril 1944 le droit de vote aux femmes, en 1972 aux militaires…

La conception contemporaine de la citoyenneté doit s’adapter aux évolutions profondes de notre société.